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lundi 1 février 2010

La prison dans laquelle on vous enferme

Destruction totale et définitive de la matrice. Arrêter d'être un mouton manipulé, égaré, illusionné par les dogmes, chercher le bonheur et l'accomplissement à l'intérieur de soi, là seulement réside la vérité. Une nouvelle aire de la conscience humaine s'ouvre à nous : sachez en profiter ! 

vendredi 15 janvier 2010

dimanche 18 octobre 2009

Un conte oriental : le magicien et les moutons

[G.I. Gurdjieff Cité par P.I. Ouspensky, In Search of the Miraculous]


Un conte oriental : le magicien et les moutons
' Il y a un conte Oriental qui parle d'un très riche magicien qui avait un bon nombre de moutons. Mais en même temps ce magicien était très méchant. Il ne voulait pas embaucher de bergers, ni ne voulait ériger de barrière autour du pâturage où les moutons paissaient. En conséquence, les moutons vagabondaient souvent dans la forêt, tombaient dans des ravins et ainsi de suite, et surtout ils s'enfuyaient, parce qu'ils savaient que le magicien voulait leur chair et leur peau, et ils n'aimaient pas cela.

' Finalement le magicien trouva un remède. Il hypnotisa ces moutons et leur suggéra tout d'abord qu'ils étaient immortels et qu'il ne leur était fait aucun mal lorsqu'on les écorchait, qu'au contraire, cela leur ferait beaucoup de bien et serait très plaisant ; deuxièmement il leur suggéra que le magicien était un bon maître qui aimait ses troupeaux tellement qu'il était prêt à faire n'importe quoi au monde pour eux ; et en troisième il leur suggéra que si quoi que ce soit devait arriver, cela n'arriverait pas tout de suite et sûrement pas dans la journée, donc ils n'avaient pas besoin d'y penser. Au-delà de cela, le magicien suggéra à ses moutons qu'ils n'étaient pas du tout des moutons ; ils suggéra à certains d'entre eux qu'ils étaient des lions, à d'autres qu'ils étaient des aigles, à d'autres qu'ils étaient des hommes et à d'autres qu'il étaient des magiciens.

' Et après cela tous ses soucis et inquiétudes à propos des moutons prirent fin. Ils ne s'enfuirent plus jamais et attendirent calmement le moment où le magicien aurait besoin de leur chair et de leurs peaux.'


George Ivanovitch Gurdjieff (1877–1949)


samedi 17 octobre 2009

La matrice est programmée pour vous empecher d’utiliser votre kundalini

La matrice est programmée pour vous empêcher d’utiliser votre kundalini


Extrait de l'interview de Richard Sauder dans
http://www.karmapolis.be/pipeline/interview_sauder_uk.htm

Vous affirmez que le contrôle du comportement au sens large (contrôle par les média, les médicaments, etc.) aurait pour but d'empêcher notre découverte, notre lien avec un phénomène naturel, celui de la Kundalini.

Qu'est-ce que cela signifie réellement ?

Richard Sauder : Bon, pour moi, il ne fait aucun doute que les additifs chimiques, les composés pharmaceutiques, le contrôle mental électronique et les milliers d'autres techniques de contrôle du corps et de l'esprit ont pour but d'empêcher l'humanité de s'accomplir. Il est évident que l'étouffement de la Kundalini fait partie de ce processus de contrôle. A mon sens, la Kundalini n'est rien d'autre que la conscience, la force de vie cosmique et l'énergie qui pénètre l'ensemble de l'univers, de l'infiniment petit à l'infiniment grand en passant par tous les niveaux intermédiaires. Elle est d'une puissance phénoménale mais aussi d'une exquise subtilité et d'une délicatesse qui dépassent l'entendement d'un esprit ordinaire. Imaginez une force inimaginable égale à l'énergie cumulée d'une galaxie avec ses milliards d'étoiles géantes et leurs systèmes solaires en orbite.

Une force stupéfiante qui se retrouve aussi bien dans la grâce évanescente d'un papillon, la délicatesse du chant de séduction d'un passereau voletant entre les arbrisseaux d'un jardin à la recherche de son nid par une splendide matinée d'été ou dans les infimes spirales d'une infinité de particules subatomiques gravitant depuis des milliards d'années dans le vide de la création! Un monde sans fin, amen !
C'est ça la Kundalini et bien plus encore. Ça déborde d'une vie pleine de grâce, d'une authentique grâce spirituelle, de pouvoir, de conscience et d'une connaissance incroyable de soi et des autres qui vous laisse pantois d'étonnement. C'est ce que les misérables scélérats qui essayent d'imposer leur contrôle totalitaire sur la planète ne veulent pas que vous sachiez! Ils ne veulent pas que vous puissiez être submergé par la Kundalini ! Ils veulent vous voir pauvre, paralysé par la peur, vulnérable, stupide, faible, malade, mal nourri, confus, triste, déprimé, exploité, sans éducation, manipulable, sans espoir et hypnotisé par leur propagande.






Par contraste, la force de la Kundalini bien équilibrée et totalement déployée vous donne l'inspiration, la santé, la faculté de discernement, le courage, l'intelligente suprême, la confiance, l'illumination, l'énergie, la créativité, l'espoir et ainsi de suite. Les dirigeants actuels de cette planète méprisent le plus souvent et persécutent ceux qui sont illuminés par la Kundalini, même partiellement. Ce qui explique les chasses aux sorcières, les bûchers et les multiples pogroms qui émaillent notre histoire.


À ma connaissance, il n'y a eu que très peu, pour ne pas dire aucune étude scientifique sérieuse sur la Kundalini. Naturellement, la science moderne dont la philosophie et les méthodes sont on ne peut plus matérialistes et réductionnistes, ignore ou ridiculise les phénomènes qui s'apparentent de près ou de loin à celui de la Kundalini. Je ne pense donc pas qu'il y ait eu beaucoup de recherches et d'investigations en la matière. Dans l'idéal, ceux qui essayent de réveiller la Kundalini par des techniques méditatives axées sur les çakras, l'autohypnose, le chant, divers types de yogas, etc, devraient d'abord purifier leur corps, leur esprit et leurs émotions. Sinon, des blocages corporels, spirituels et émotionnels peuvent conduire à des complications physiques, émotionnelles ou même psychiatriques pouvant s'avérer fatales. On ne joue pas avec la Kundalini le temps d'un week-end pour passer le temps. L'énergie dégagée peut devenir prodigieuse : imaginez un éclair qui traverse toute votre colonne vertébrale jusqu'au sommet de votre tête ! C'est à peu près l'effet que ça fait. Vous comprendrez qu'une telle énergie est susceptible de blesser ceux qui sont instables émotionnellement, qui nourrissent des peurs ou qui sont affaiblis par la maladie ou la malnutrition. J'ai trouvé les livres de Gopi Krishna très intéressants et instructifs. Son éveil de la Kundalini fut puissant, soutenu et prolongé. Lee Sannella, un médecin, a rédigé un petit livre, «The Kundalini Experience» qui offre une perspective clinique et scientifique. J'ai trouvé ces quelques livres très pertinents et éclairants. On trouve beaucoup d'informations sur la Kundalini dans des livres, des magazines et des articles. Certains de ces ouvrages sont bons, d'autres sont médiocres et une bonne partie de ces informations sont données par des personnes qui malheureusement ne savent pas toujours de quoi ils parlent.


De manière générale, je pense que le guide pour la Kundalini est comme toute chose dans la vie : essayez d'avoir du respect pour vous-même et pour les autres, d'aimer la Terre et toutes les autres formes de vie. Évitez les conflits, embrassez la paix, efforcez-vous de donner un sens à votre vie et de trouver votre place dans l'univers. Demandez de l'aide, méditez sur le çakra du cœur –selon moi, le plus puissant des centres énergétiques–, jouissez des merveilles de la création et de l'opportunité d'être vivant, d'être conscient et de faire partie du tout.





vendredi 16 octobre 2009

Platon : Allégorie de la caverne






Eh bien, après cela, dis-je, représente-toi ainsi la manière dont est affectée notre nature par l'éducation et le manque d'éducation. Figure-toi donc les hommes comme dans une demeure souterraine en forme de caverne, la caverne ayant l'entrée ouverte à la lumière sur toute sa longueur, dans laquelle ils sont depuis l'enfance, les jambes et le cou dans des chaînes pour qu'ils restent en place et voient seulement devant eux, incapables donc de tourner la tête du fait des chaînes ; et encore la lumière sur eux, venant d'en haut et de loin, d'un feu brûlant derrière eux ; et encore, entre le feu et les enchaînés, une route sur la hauteur, le long de laquelle figure-toi qu'est construit un mur, semblable aux palissades placées devant les hommes par les faiseurs de prodiges, par dessus lesquels ils font voir leurs prodiges.

Je vois, dit-il

Eh bien vois maintenant le long de ce mur des hommes portant en outre des ustensiles de toutes sortes dépassant du mur, ainsi que des statues d'hommes et d'autres animaux de pierre et de bois et des ouvrages variés ; comme il se doit, certains des porteurs font entendre des sons tandis que d'autres sont silencieux.

Étrange, dit-il, l'image que tu décris, et étranges enchaînés !

Semblables à nous, repris-je ; ceux-ci en effet, pour commencer, d'eux-mêmes et les uns des autres, penses-tu qu'ils aient pu voir autre chose que les ombres projetées par le feu sur la partie de la caverne qui leur fait face ?

Comment donc, dit-il, s'il est vrai qu'ils sont contraints de garder la tête immobile toute leur vie ?

Et qu'en est-il des objets transporté ? N'en est-il pas pour eux ainsi ?

Quoi donc ?

Eh bien ! sans doute, s'ils étaient capables de dialoguer entre eux, ne crois-tu pas qu'à cause de cela, ils prendraient pour les êtres proprement dits cela même qu'ils voient ?

Nécessairement.
Et quoi encore si de plus la prison produisait un écho en provenance de la partie leur faisant face ? Chaque fois qu'un des passants ferait entendre un son, penses-tu qu'ils pourraient croire que le son entendu vient d'ailleurs que de l'ombre qui passe ?

Par Zeus, certes non !

Très certainement, repris-je, ceux-là ne pourraient penser que le vrai est autre chose que les ombres des objets confectionnés.

De toute nécessité, dit-il.

Examine maintenant, repris-je, leur délivrance et leur guérison des chaînes et de l'ignorance : qu'en serait-il, si par nature il leur arrivait ce que voici ? Pour peu que l'un d'entre eux soit délivré et contraint subitement à se lever et aussi à tourner le cou et à marcher et à lever les yeux vers la lumière, et qu'alors même qu'il fait cela, il éprouve de la douleur et soit en outre incapable, du fait des scintillements de la lumière, de contempler ce dont auparavant il voyait les ombres, que penses-tu qu'il dirait si quelqu'un lui disait qu'auparavant il voyait des balivernes alors que maintenant, un peu plus proche de ce qui est et tourné vers des choses qui ont plus d'existence, il voit plus juste, et si de plus, lui montrant chacune des choses qui passent devant lui, on le contraignait en le questionnant à répondre en disant ce que c'est ? Ne penses-tu pas qu'il serait dans l'embarras et qu'il croirait les choses qu'il voyait auparavant plus vraies que celles qu'on lui montre maintenant ?

Et même de beaucoup ! dit-il.

Et si donc en outre on le contraignait à regarder vers la lumière elle-même, que ses yeux lui feraient mal et qu'il se déroberait en se retournant vers ce qu'il est capable de contempler, et qu'il prendrait cela pour réellement plus clair que ce qu'on lui montre ?

C'est ça, dit-il.

Si alors, repris-je, quelqu'un le tirait de là de force à travers la montée rocailleuse et escarpée, et ne le lâchait pas avant de l'avoir tiré dehors à la lumière du soleil, est-ce qu'il ne s'affligerait pas et ne s'indignerait pas d'être violenté, et, quand il serait arrivé à la lumière, ayant les yeux pleins de l'éclat du soleil, ne pourrait rien voir de ce que nous appelons maintenant vrai ?

Probablement pas, dit-il, du moins pas tout de suite.

C'est donc l'habitude, je pense, qu'il lui faudrait pour en arriver à voir éventuellement les choses d'en haut. Et tout d'abord ce sont sans doute les ombres qu'il contemplerait le plus facilement, puis après cela les images dans l'eau des hommes et des autres chose, puis enfin cela même ; à partir de là, ce qui est dans le ciel et le ciel lui-même, il pourrait les observer, plus facilement sans doute de nuit, regardant en face la lumière des astres et de la lune, que de jour le soleil et celle du soleil.

Comment donc en serait-il autrement ?

A la fin certes, je pense, c'est le soleil, non pas ses images sans consistance dans l'eau ou en quelque autre place, mais lui-même tel qu'en lui-même dans son espace propre, qu'il pourrait contempler et examiner tel qu'il est.

Nécessairement, dit-il.

Et après cela, il en conclurait bientôt à son sujet que c'est lui qui produit les saisons et les années et qu'il gouverne tout ce qui est dans le domaine visible, et de tout ce qu'eux-mêmes voyaient en quelque sorte cause.

C'est évident, dit-il, qu'après cela, il en viendrait à ces conclusions !

Et quoi encore ? Se ressouvenant de sa première demeure et de la sagesse de là-bas et de ses compagnons de chaînes d'alors, ne penses-tu pas que, pour lui, il serait heureux du changement et qu'eux par contre, il les prendrait en pitié ?

Tout à fait !

Et puis, les marques d'honneur et les louanges, si certaines avaient cours alors entre eux, et les prérogatives accordées au plus pénétrant dans l'examen de ce qui défilait, et se souvenant le mieux de ce qui avait coutume de passer en premier, ou en dernier, ou ensemble, et donc pour cela le plus capable de prédire ce qui allait arriver, crois-tu qu'il en aurait encore le désir et qu'il envierait ceux d'entre eux qui étaient honorés et investis du pouvoir, ou qu'il éprouverait le même sentiment que dans Homère et préférerait mille fois "être un cultivateur au service d'un autre homme sans ressources" et souffrirait n'importe quoi plutôt que cette manière de penser et cette vie là ?

C'est ça., dit-il, je le pense moi aussi : tout souffrir plutôt que de se résigner à cette vie là !

Et maintenant, réfléchis à ceci, repris-je. Si celui-ci redescendait pour reprendre sa place sur son siège, est-ce qu'il n'aurait pas les yeux souillés par les ténèbres, venant tout à coup du soleil ?

Tout à fait certes, dit-il.

Et alors ces ombres, si de nouveau il lui fallait lutter ardemment dans ses opinions sur elles avec ceux qui ont toujours été enchaînés, au moment où il a la vue faible, avant que ses yeux ne soient rétablis --et le temps de se réhabituer ne serait pas bref, tant s'en faut ! --ne prêterait-il pas à rire et ne dirait-on pas de lui que, pour être monté là-haut, il en revient les yeux endommagés, et que ça ne vaut vraiment pas la peine d'essayer d'aller là-haut ? Et celui qui entreprendrait de les délivrer et de les faire monter, si tant est qu'ils puissent le tenir en leurs mains et le tuer, ne le tueraient-ils pas ?

Et comment donc ! dit-il."

Platon, République 7